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Presque une semaine que je n'ai pas touché une cigarette. J'ai du mal à y croire moi-même. Je tiens bon pour l'instant même si c'est difficile.
J'ai l'impression que plus les jours passent et plus c'est difficile. Moi qui pensais le contraire... Les premiers jours, l'envie était là, je la laissais passer et continuais à m'occuper. Aujourd'hui, c'est plus subtil. J'ai le démon de l'addiction qui revient faire un tour dans ma caboche.
J'ai envie de vices et de passion. Je sens la passion de l'abandon me caresser de ses doux appels. J'en rêve et y pense. Je rêve de soumissions pathétiques pour obtenir la poudre blanche. Dans mes rêves, l'héroïne est blanche. Pure et authentique. Dans mes rêves, je balaie la poussière avec mes narines. Dans mes rêves il y a le souvenir du vice en moi comme une inéluctable fatalité.

J'espère que ça va passer, ça aussi. Aujourd'hui, je mange bien, je ne fume pas, je ne bois pas, je ne me drogue pas, je fais l'amour, je cultive mon cerveau, je fais le ménage. Mais tout ça est un peu trop j'ai l'impression. Un peu trop obsessionnel. Un peu trop frénétique. Comme si je cherchais à fuir ce que je suis profondément.
Et tout à coup, j'ai envie d'une défonce décadente. J'ai envie de laisser couler le rimmel et de caresser mes os. Envie d'avoir des trous dans la peau et de voir la pâleur dans le miroir. Envie d'avoir les cheveux dans les yeux et de me retrouver. Je me sens trop propre. Envie de désordre en moi. Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça. C'est absurde. C'est pulsionnel. C'est intérieur.
Ne se débarrasse t-on jamais de la pulsion de mort ?
[C'est fou ce qu'un arrêt de cigarettes peut éveiller de jouissance mortifère en soi]
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Presque une semaine que je n'ai pas touché une cigarette. J'ai du mal à y croire moi-même. Je tiens bon pour l'instant même si c'est difficile.
J'ai l'impression que plus les jours passent et plus c'est difficile. Moi qui pensais le contraire... Les premiers jours, l'envie était là, je la laissais passer et continuais à m'occuper. Aujourd'hui, c'est plus subtil. J'ai le démon de l'addiction qui revient faire un tour dans ma caboche.
J'ai envie de vices et de passion. Je sens la passion de l'abandon me caresser de ses doux appels. J'en rêve et y pense. Je rêve de soumissions pathétiques pour obtenir la poudre blanche. Dans mes rêves, l'héroïne est blanche. Pure et authentique. Dans mes rêves, je balaie la poussière avec mes narines. Dans mes rêves il y a le souvenir du vice en moi comme une inéluctable fatalité.

J'espère que ça va passer, ça aussi. Aujourd'hui, je mange bien, je ne fume pas, je ne bois pas, je ne me drogue pas, je fais l'amour, je cultive mon cerveau, je fais le ménage. Mais tout ça est un peu trop j'ai l'impression. Un peu trop obsessionnel. Un peu trop frénétique. Comme si je cherchais à fuir ce que je suis profondément.
Et tout à coup, j'ai envie d'une défonce décadente. J'ai envie de laisser couler le rimmel et de caresser mes os. Envie d'avoir des trous dans la peau et de voir la pâleur dans le miroir. Envie d'avoir les cheveux dans les yeux et de me retrouver. Je me sens trop propre. Envie de désordre en moi. Je ne sais pas pourquoi je suis comme ça. C'est absurde. C'est pulsionnel. C'est intérieur.
Ne se débarrasse t-on jamais de la pulsion de mort ?
[C'est fou ce qu'un arrêt de cigarettes peut éveiller de jouissance mortifère en soi]


